En compagnie du président de la Fédération d’Entraide Protestante (FEP), M. Jean-Marie Hitter, le Défenseur des droits, M. Jacques Toubon, ouvrait, mercredi 6 décembre, le colloque sur la très grande exclusion, organisé par cette même fédération.
Réalisée au début de l’année 2017 par la commission nationale « exclusion » de la FEP, une enquête a permis d’identifier deux publics prioritaires dans la lutte contre la très grande exclusion : les personnes à la rue vieillissantes et les personnes aux « droits incomplets ».
Divisé en deux temps, ce colloque a abordé, dans un premier temps, les processus de « fabrication des oubliés de la solidarité » mais aussi les modalités de création de réponses adaptées. Dans un deuxième temps, divers ateliers se sont penchés sur le décloisonnement des secteurs et l’assurance de la mixité, l’inconditionnalité de l’accueil, l’assurance de la participation des personnes accueillies ou encore l’implication des divers acteurs en faveur de la lutte contre la grande exclusion.
A cette occasion, le Défenseur des droits, M. Jacques Toubon, a tenu à rappeler que « c’est en en reconstruisant les droits des personnes exclues que l’on peut aider à les sortir de la grande exclusion. Cela concerne le droit au logement, à la santé, à l’éducation, etc. » tout en constatant qu’« une des grandes des difficultés est le non-recours aux droits car trop de personnes qui voient leurs droits bafoués ne disent rien. Beaucoup considèrent que c’est une fatalité ». Ainsi, pour le Défenseur des droits, « la première chose est de casser ce non-recours au droit en s’adressant aux associations, au Défenseur des droits et à ses délégués installés partout en France ».
