Highlights of the next meeting of the Committee on Petitions - 19 May 2020

Date of article: 15/05/2020

Daily News of: 15/05/2020

Country:  EUROPE

Author:

Article language: en

Highlights of next week’s committee meeting

Tuesday, 19 May 2020, 10.00 – 12.00

Brussels

Room József Antall (JAN) 2Q2 and remote connection


Debate


Petitions related to COVID-19

 

- Petition 335/2020, by a Spanish citizen on the management of cancelled flights and trips by airline carriers and travel agencies during the COVID-19 outbreak

 

- Petition 387/2020, by an Italian citizen on the exemption of VAT for goods and services donated in the fight against and management of the pandemic (with the remote participation of the petitioner)

 

- Petition 470/2020, by a Luxembourgish citizen on the defence of the rights of people with intellectual disabilities and their families in times of the COVID-19 emergency (with the remote participation of the petitioner)

 

The next PETI meeting is scheduled for 16 June 2020 in Brussels. 

 

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Assistance in material need is not subject to debt collection procedures

Date of article: 14/05/2020

Daily News of: 15/05/2020

Country:  Czechia

Author:

Article language: en

By mistake, the labour office did not pay a benefit under assistance in material need to the complainant by means of a postal order, but rather sent it to her attached bank account. The bank immediately transferred it to the competent municipal authority, which, as the tax administrator, ordered its attachment with a view to collecting an outstanding local fee for municipal waste. The complainant asked for a refund of the benefit but the municipal authority dismissed her request three times in spite of a confirmation issued by the labour office that the amount in question represented assistance in material need, which cannot be subject to attachment.

According the Ombudsman’s opinion, assistance in material need is not subject to any debt collection (attachment) procedure even after it has been remitted to a bank account. The tax administrator is not obliged to examine the nature (source) of the funds in a debtor’s account when ordering debt collection by assigning a receivable from his account. However, once the debtor proves that a part of the funds credited to his/her account is not subject to attachment (proves that their source is not subject to debt collection), the tax administrator must discontinue the debt collection procedure and refund the money to this extent.

Only after the case was published did the superior regional authority intervene and the complainant got the unlawfully attached money back.

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Expulsion d’un campement de Roms : le Défenseur des droits salue l’arrêt de la CEDH qui condamne la France

Date of article: 14/05/2020

Daily News of: 15/05/2020

Country:  France

Author:

Article language: fr

Dans l’arrêt Hirtu et autres c. France rendu ce jour, la Cour européenne des droits de l’Homme, saisie des conditions d’expulsion d’un campement de familles Roms, condamne les autorités françaises pour ne pas avoir pris en compte les conséquences de cette mesure et leur situation particulière. Elle conclut à une violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’Homme qui protège le droit au respect de la vie privée, et de l’article 13 sur le droit au recours effectif.

Mobilisé depuis 2012 sur la question des conditions d’expulsion des familles qui vivent sur des terrains occupés illégalement, le Défenseur des droits est intervenu devant la Cour, en qualité de tiers-intervenant (décision 2014-111). Dans ses observations, il a porté à l’attention des juges le constat alarmant qu’il a pu dresser en juin 2013 sur les conditions d’évacuation des campements dans le bilan d’application de la circulaire interministérielle du 26 août 2012. Il avait également rappelé les obligations de la France au regard de la Convention dans le cadre des procédures d’expulsion de familles en situation de précarité, occupant sans droit ni titre des terrains : protection du domicile et du droit de ne pas être privé d’abri, accès à la scolarisation, la santé, etc.

Dans cet arrêt important, la Cour rappelle que la communauté Rom constitue un groupe socialement défavorisé et vulnérable. À ce titre, ses besoins particuliers doivent être pris en compte dans l’examen que les autorités sont tenues d’effectuer, « non seulement lorsqu’elles envisagent des solutions à l’occupation illégale des lieux, mais encore, si l’expulsion est nécessaire, lorsqu’elles décident de sa date, de ses modalités et, si possible, d’offres de relogement ». Ces personnes doivent également pouvoir faire examiner la proportionnalité de cette mesure par un tribunal indépendant.

La Cour a estimé que cela n’était pas le cas, soulignant que la circulaire du 26 août 2012 n’avait pas été respectée.

Le Défenseur des droits n’a de cesse de veiller au respect des exigences de la Convention et de la circulaire dans le cadre du traitement des réclamations qu’il reçoit encore régulièrement sur le sujet (voir par exemple les observations devant le Conseil d’État en février 2019). 

À chaque fois, il observe que le défaut d’anticipation des opérations d’expulsion est contreproductif puisqu’il ne fait que déplacer le problème vers un autre site en précarisant davantage les occupants leur imposant ainsi un « nomadisme » forcé.

Le Défenseur des droits sera particulièrement vigilant au respect de la portée de cet arrêt dans le contexte sanitaire actuel où les atteintes aux droits fondamentaux frappent lourdement les personnes précaires parmi lesquelles les occupants d’habitats informels.

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