Industrialisation de la lutte contre la fraude aux prestations sociales : les contrôles doivent respecter les droits des usagers

Date of article: 23/04/2026

Daily News of: 05/05/2026

Country:  France

Author:

Article language: fr

La lutte contre la fraude est à l’évidence un enjeu important, mais elle ne doit pas se faire au détriment des droits des usagers. Elle ne saurait justifier des atteintes disproportionnées ou discriminatoires aux droits des personnes concernées.
Alors que le Parlement examine un projet de loi dont les dispositions en discussions portent des atteintes importantes aux droits des usagers et 10 ans après son premier rapport sur ce sujet, le Défenseur des droits rend public son rapport : « La lutte contre la fraude aux prestations sociales à l’ère de son industrialisation ».

L’amplification et la massification des contrôles en évolution

La lutte contre la fraude en matière de protection sociale est un objectif à valeur constitutionnelle et répond à l’exigence du bon usage des deniers publics (article 13 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen) mais également à l’objectif d’équilibre financier de la sécurité sociale. Mais l’expansion croissante d’échanges de données entre les organismes sociaux, la forte incitation à « changer d’échelle », et le recours aux algorithmes pour une meilleure efficacité, constituent des évolutions non négligeables des politiques de lutte contre la fraude. Ces évolutions, si elles poursuivent un objectif légitime, ne sauraient en aucun cas justifier des atteintes disproportionnées ou discriminatoires aux droits des assurés sociaux.

Une complexité du système de protection sociale qui engendre des erreurs, pouvant être qualifiées à tort de fraudes

Afin d’individualiser les prestations versées à chaque bénéficiaire en fonction de sa situation singulière, le système de protection sociale repose sur des mécanismes et des règles complexes. Cette complexité crée un risque important d’erreurs dans les déclarations des usagers parfois démunis face à un langage administratif ou à des démarches difficilement accessibles, voire à l’absence d’information. Pouvant être qualifiées de fraudes par les organismes, ces erreurs, lorsqu’elles sont commises de bonne foi, entraînent des conséquences particulièrement lourdes, telles que la suspension des prestations, le remboursement des indus, et l’application de pénalités financières. 

Pour protéger les usagers, la loi précise que l’organisme doit être en capacité de prouver l’intentionnalité de la fraude. La lutte contre la fraude doit s’articuler avec le principe du droit à l’erreur, posé par la loi pour un État au service d'une société de confiance de 2018 (ESSOC) qui distingue clairement la fraude, par nature intentionnelle, et l’erreur de bonne foi. Or, dans un contexte de massification des contrôles, ces principes demeurent insuffisamment protégés.

La lutte contre la fraude s’inscrit par ailleurs dans un contexte marqué par un non-recours massif aux droits (estimé à 33 % pour le RSA et à 50 % pour le minimum vieillesse). Cela interroge l’équilibre des moyens mobilisés pour détecter la fraude et ceux engagés pour lutter contre le taux élevé de non-recours aux prestations auxquelles ces personnes sont éligibles. 

Des garanties procédurales insuffisantes qui fragilisent les droits des usagers

Les nouveaux aspects du durcissement de la lutte contre la fraude aux prestations sociales, avec le recours au datamining et au traitement algorithmique des données, font émerger de nouveaux risques d’atteintes aux droits des bénéficiaires, et notamment les plus précaires, sur la base de critères susceptibles de relever du droit de la non-discrimination. 

Après avoir analysé les stratégies d’intervention des organismes et les procédures appliquées, le rapport documente les effets produits sur les droits des allocataires et constate :

  •  un droit à l’information lacunaire, tant au cours des contrôles que sur leurs suites ;
  • le caractère intrusif des contrôles pour les usagers, souvent vécus comme asymétriques et empreints d’une présomption de culpabilité ;
  • le risque d’amplification des atteintes aux droits issues de ces nouveaux outils de contrôle, tel que le droit à la vie privée et familiale, à travers l’accès à certaines données personnelles, bancaires ou issues des réseaux sociaux ;
  • qu’en se focalisant essentiellement sur l’amélioration de l’efficacité des contrôles, les organismes ont développé leur automatisation, et ont notamment recouru à des algorithmes de ciblage des contrôles, sans mener de réflexion suffisamment approfondie, ni sur les effets qu’elle est susceptible de produire sur les droits des usagers, ni sur les risques de discrimination qu’elle peut induire ;
  • et enfin, que la phase de contrôle effectuée, les droits des usagers demeurent insuffisamment protégés d’autant que la qualification juridique de la fraude reste difficile à établir. Les décisions dont ils ont été destinataires ne sont pas toujours suffisamment motivées et les voies de contestation sont difficiles à mobiliser dans un cadre procédural qui aboutit fréquemment à des sanctions. Enfin, les modalités de récupération des indus peuvent porter atteinte à la garantie d’un « reste à vivre » suffisant.

Les recommandations de la Défenseure des droits 

Tout en soulignant les efforts déployés par les organismes pour remédier aux problèmes constatés, la Défenseure des droits recommande, pour que les droits des usagers soient respectés dans un contexte de lutte contre la fraude intensive, de :

  • Renforcer significativement l’information des usagers à tous les niveaux : avant, pendant et après les contrôles ainsi que sur leurs suites, notamment en cas d’accusation de fraude, qu’elle soit claire, accessible et transparente sur l’usage des algorithmes et que le respect des garanties juridiques soit effectif.
  • Encadrer le recours aux algorithmes afin de prévenir les discriminations et le surcontrôle de certains publics, notamment les plus précaires.
    • en mettant en œuvre une démarche de transparence du modèle algorithmique et des analyses réalisées;
    • en réalisant systématiquement une analyse d’impact sur la protection des données (AIPD) préalable, interrogeant notamment les risques de discrimination ;
    • en analysant et en justifiant rigoureusement les choix opérés au regard de l’objectif déterminé et du processus de sélection des données d’entraînement, des variables et de leur pondération ;
    • en réalisant régulièrement des évaluations afin d’identifier les usagers ciblés et surreprésentés, les mesures des effets éventuellement discriminatoires et le cas échéant, en évaluant l’ampleur des contrôles répétés.
  • Harmoniser et clarifier les règles applicables pour les organismes afin de qualifier correctement la fraude 
    Une meilleure définition des critères de fraude, articulée avec le droit à l’erreur, est indispensable pour garantir une application juste et proportionnée des sanctions.
    La Défenseure des droits recommande ainsi de prendre des mesures d’harmonisation et de clarification des règles applicables aux organismes sociaux.
  • Assurer la préservation de moyens convenables d’existence 
    Enfin, la Défenseure des droits insiste sur la nécessité de préserver, en toutes circonstances, des moyens convenables d’existence pour les usagers et leur famille. Les modalités de récupération des indus ne doivent pas compromettre la capacité des personnes à subvenir à leurs besoins essentiels.

« La fraude suppose une intentionnalité. L’erreur, elle, est inhérente à un système devenu extrêmement complexe. Le droit à l’erreur n’est pas une indulgence : c’est la loi. L’industrialisation des contrôles ne doit pas conduire à industrialiser les atteintes aux droits. » 
Claire Hédon, Défenseure des droits.

 

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Ángel Gabilondo se ha reunido con el presidente de la Autoridad Independiente de Protección al Informante

Date of article: 28/04/2026

Daily News of: 05/05/2026

Country:  Spain

Author:

Article language: es

El Defensor del Pueblo, Ángel Gabilondo, se ha reunido este martes con el presidente de la Autoridad Independiente de Protección al Informante, Manuel Villoria.  

La Autoridad Independiente de Protección del Informante es un ente público, de carácter independiente, que se encarga de la aplicación de la Ley de Protección del Informante que busca garantizar la protección de la persona informante y luchar contra la corrupción.

Manuel Villoria, nombrado en abril de 2025, es el primer presidente de este organismo.

Al encuentro también asistieron Manuel Prieto e Ignacio Sáez, director del Departamento de Protección del Informante y director de Gabinete, respectivamente. Y por parte de la institución Defensor del Pueblo, José Manuel Saudinós, secretario general, e Isabel Aymerich, directora de Gabinete.

 

 

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Reunión de la Valedora do pobo con la Asociación Gallega de Fibromialgia.

Date of article: 27/04/2026

Daily News of: 05/05/2026

Country:  Spain - Galicia

Author:

Article language: es

El presidente de AGAFI, Rafaél Ocampo y otros representantes de  la Asociación Gallega de Fibromialgia, acudieron a la Institución para reunirse con la Valedora do Pobo, Dolores Fernández Galiño. El objeto de la misma era trasladar los problemas y demandas de las personas por ellos representadas con esta enfermedad.

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Knife attack might not have happened if mental health care had been better

Date of article: 30/04/2026

Daily News of: 05/05/2026

Country:  United Kingdom

Author:

Article language: en

A knife attack might have been prevented if the perpetrator had received better mental health care, an investigation by England’s Health Ombudsman has found. 

In November 2020, a 31-year-old man stabbed a man in his thirties, just one month after being discharged from the care of Kent and Medway NHS and Social Care Partnership Trust, now called Kent and Medway Mental Health NHS Trust. He was arrested and later detained under the Mental Health Act. After the attack he was diagnosed with schizophrenia.  

The Parliamentary and Health Service Ombudsman (PHSO) found a series of failings by the Trust in the 12 months leading up to the stabbing. These included poor care planning and discharging the patient without reviewing his risk level. 

 

The Ombudsman concluded that these failings might have contributed to the man’s mental health decline.  Had he received safe and appropriate care, the stabbing might not have occurred. 

 

PHSO has repeatedly raised concerns about systemic failings in mental health services. In 2024, the Ombudsman published a report highlighting failures in transferring people with mental health conditions out of services. The report found failures in planning, communication, and continuity of care, and called for services to be more holistic, joined up, and person-centred. 

 

Rebecca Hilsenrath, Chief Executive Officer of PHSO, said, 

This is a sad case involving a vulnerable man who posed a risk not only to himself, but to others. A risk that tragically became reality when he attacked an innocent member of the public. It highlights the stark consequences of poor mental health care, not just for patients, but also for their families, carers and even members of the public. 

 

“The patient’s mother repeatedly raised concerns about her son’s deteriorating condition and the risks he posed. She was so fearful that she felt forced to hide in her car rather than remain in the home they shared. Despite her repeated pleas for help, she was badly let down by the Trust and left to cope alone without the support she urgently needed.  

 

 

“For over a year, she endured a frightening and distressing situation. During periods when her son was in crisis, her requests for help went largely unanswered, leaving her in fear for her safety. Good mental health care must include truly listening to families and using their unique insight to inform care decisions. 

 

 

"There is still significant work to be done to embed a culture within mental health services that learns from past mistakes. While there have been some improvements, including steps towards reform of the Mental Health Act and ongoing Government inquiries, these must lead to real change on the ground – change that improves services and keeps people safe.”   

The Ombudsman investigated after the patient’s mother, 57, complained about the care and support the Trust provided to her as she tried to get help for her son. 

 

The woman says her son began struggling with symptoms of paranoia and anxiety in early 2019. He was detained by police and admitted to hospital in October that year before being discharged later.  

 

Phone records show the man’s mother repeatedly contacted the mental health team in April and May 2020. She reported that her son had been ripping up blinds and carpets, placing furniture in the garden and blocking her from leaving the house. She told staff she was frightened and, on occasions, was hiding in her car for hours while calling and asking for help. 

 

Our investigation found that the Trust knew that the man was experiencing a crisis, in need of a medical review, and that his mother was not coping. However, it failed to develop a care plan or crisis plan and did not provide information or support to his mother as his designated carer. 

 

Instead, staff repeatedly told her to contact the police, despite knowing this was a mental health matter and the police would be unlikely to intervene unless a crime had been committed. The Ombudsman found this fell far short of the Trust’s own policy and national clinical guidelines.  

 

The man was later arrested for alleged criminal damage and detained in hospital. In June 2020, he was discharged to the community mental health team, who were responsible for assessing his risk and providing his care. 

 

Between June and October 2020, the man received three phone calls but was not seen by the care team in person.  The Trust did not develop a risk assessment or crisis plan. Not did they review his medication despite clear indicators of non-compliance and relapse. 

 

The Ombudsman described this as a failure to undertake an essential and fundamental aspect of care planning and unsafe clinical practice. 

 

Further failings occurred when he was discharged from the Trust’s service in October 2020. Staff had not seen him face-to-face since June and did not take appropriate steps to contact him when he did not attend appointments. He was not informed he had been assigned a new care coordinator. The coordinator was also unaware he was subject to a care plan or that his mother was his designated carer. 

 

The Ombudsman found the failings left the man’s mother in distress for over a year and caused her to fear for her safety.  

 

The Trust’s internal investigation was also flawed. The mother was not informed that confidential information would be included in their report and she was not given the opportunity to contribute, contrary to NHS England’s framework. 

 

PHSO recommended that the Trust writes to the woman to acknowledge the failings in her son’s care, the lack of support provided to her as his carer, and the serious distress and anxiety this caused. The Ombudsman also recommended the Trust creates an action plan to improve its services. 

 

The Trust was also asked to pay the mother £240 for costs to repair property damage when her son was in crisis in May 2020, as well as £3,700 in recognition of the long-term distress and worry caused by its lack of support. The Trust has agreed to comply. 

 

The mother said the experience caused long-term trauma and left her withdrawn for two years. 

 

She said, 

I know my son and I was telling the community mental health team for months that he was not well and that it was getting worse. I woke up one day and he was standing in my bedroom staring at me.  

 

 

"I was too scared to be in my home, so I sat in my car for hours calling staff begging them to help. For months I was telling them he was in psychosis. I was terrified. They offered no real help. 

 

 

"They failed my son, they failed me, and they failed the person he hurt. Before he committed this crime, he had never been violent. I have no doubt that he hurt someone because of the failings of the community mental health team. People with mental health issues are vulnerable and won’t necessarily speak up, so they should have listened to me and took on board what I was saying.  

 

 

"I know the NHS is under pressure. But when you tell health professionals that your son is going to kill themself or hurt someone, and they question why you are scared if he hasn’t hit you, something has gone badly wrong. That is not pressure, that is reckless behaviour in a broken system.”  

Julian Hendy, founder of the Hundred Families charity for families affected by mental health homicides in Britain, said, 

In our experience most incidents like this occur when seriously unwell people are unable to access the care and treatment they need. Listening to families is key. Often they will have crucial information about the patient’s history, presentation, and behaviour when clinicians are not present. Failing to listen means services remain poorly informed about the risks patients present to themselves, their families, and others. This is unfortunately not new.  

 

"For over 30 years, NHS inquiry reports have made recommendations about the need to plan care effectively, assess risk and discharge properly and listen to families, yet there is little evidence services are learning. Listening to families and providing timely, effective care saves lives. It helps prevent terrible incidents like this.” 

A Kent and Medway Mental Health NHS Trust spokesperson said, 

This was a deeply serious and complex case, and we recognise the distress experienced by the family. 

 

"Concerns raised in 2021 were fully investigated, including through close engagement with the Parliamentary and Health Service Ombudsman, and we have been open and transparent throughout that process. 

 

"We apologise for where care and support did not meet expected standards and have taken action to strengthen community mental health services in line with the National Community Mental Health Framework.” 

Read the investigation report. 

 

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Recibimos a niños y niñas del Consejo Queen de Huelva

Date of article: 28/04/2026

Daily News of: 05/05/2026

Country:  Spain - Andalucía

Author:

Article language: es

El Defensor de la Infancia y Adolescencia de Andalucía, Jesús Maeztu, ha recibido hoy la visita de un grupo de niños, niñas y adolescentes del Consejo de Participación de Menores en Acogimiento Residencial de Huelva, conocido popularmente como Consejo Queen de Infancia.

Durante el encuentro, los chicos y chicas han podido conocer de primera mano la labor de la Defensoría en la defensa y promoción de sus derechos, así como los cauces que tienen a su disposición para trasladar sus inquietudes, propuestas o quejas. Los niños han estado acompañados por Francisco Mora, director general de Infancia, Adolescencia y Juventud; José Manuel Borrero, delegado territorial en Huelva y Margarita Pérez Crovetto, impulsora de esta iniciativa de participación infantil, entre otros.

El Defensor ha destacado la importancia de escuchar directamente la voz de niños, niñas y adolescentes, especialmente de quienes forman parte del sistema de protección, y ha subrayado que su participación es esencial para mejorar las respuestas de las administraciones y garantizar que sus derechos sean plenamente respetados.

La visita ha servido también para poner en valor el trabajo del Consejo Queen como espacio de escucha, participación y expresión de menores en acogimiento residencial, una experiencia que contribuye a que sus opiniones sean tenidas en cuenta en las decisiones que afectan a su vida cotidiana.

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